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vendredi 25 juillet 2008

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dimanche 20 juillet 2008

La Vie, l’Etre, l’Existence : Matière Sensible.

« Ma vie s’étend sur des territoires-frontières, des lieux d’une solitude anhistorique ».

Dans cette phrase un peu énigmatique, je résume mon être par référence à un passé ontologique (le mien) du Passé, et à un présent existentiel (qui m’est propre) du Présent : réceptacles d’éventuelles et multiples existences futures. Dans cette construction, le Soi-je se présente telle une somme singulière objectivée dans le cadre sociétal (Lost Emery) et archivée dans l’Histoire courante.

L’Etre ne se limite pas à ce qui vit ; la pierre est. Il n’est donc pas fondamentalement existence, car la pierre n’existe pas. Je crois pouvoir résumer l’existentiel par la subjectivité qu’il imprime chez l’être vivant qui se perçois dans une émotion typique de sa situation affective dans ses rapports avec son milieu. En somme l’existentiel est, mais il est seulement psychologique et surtout il est changeant. Je pense que le végétal et l’animal existent, ne serait-ce parce qu’ils connaissent, et la jubilation et le stress. De même, l’être vivant correspond à un certain potentiel biologique concret, et correspond à de multiples devenirs possibles susceptibles d’être activés dans l’existentiel. Ainsi, un être vivant connait de multiples existences au cours de sa vie. L’Etre c’est être produit dans, et par une histoire et cette histoire aspire à se traduire par des rapports environnementaux. Cette production historique se concrétise dans le corps sur deux niveaux : l’Histoire spécifique et l’histoire ancestrale familiale plus personnelle, les deux formant la base immuable de l’être-sujet multi-existenciel. Chez homo sapiens l’être humain représente une valeur, une qualité comportementale et relationnelle, une élaboration à l’intérieur des cadres éco-systémiques propres à l’espèce : les biotopes culturels.

« Ce n’est pas seulement notre anatomie et notre physiologie qui sont animales c’est aussi notre âme et notre esprit ». (E. Morin, La Vie de la Vie.)

Nous pouvons ainsi voir la Terre comme sujet-objet d’un processus transformateur en interrelation avec l’espace cosmique. Il est composé d’une hiérarchie de systèmes organisés imbriqués les uns dans les autres, à la façon des poupées russes, depuis le plus petit, l’atome, jusqu’à nous, homo sapiens. Nous élargissons le processus jusque dans le cosmos, par nos observations, notre science et nos machines capable de voir sur des distances égales à des milliards d’années lumières. Nous constatons que le rôle du système homo sapiens est prépondérant dans ce processus transformateur. A travers ses activités l’homme est en train de remplacer le champ du sensible purement biologique par du sensible bioinformatique, du biologique de synthèse, du nano biotechnologique… Et il est lui-même le sujet-objet de cette évolution matérielle.

Sur Terre, le vivant exprime un certain état évolué de la matière, un état-fonction épidermique, plastique, hyper réactif (agissant sur des durées temporelles ultra rapides, par comparaison aux réactions géologiques beaucoup plus lentes) : cette couche est la Matière Sensible, MS. Je dis Matière Sensible par rapport à matière inerte. Elle forme une enveloppe épidermique, une couche non perceptible à la surface du globe. Elle est une frontière poreuse sélective d’inter échanges entre l’espace atmosphérique, et le milieu tellurique. Les individus-espèces sont des cohésions d’unités spécifiques, des individus-sujets qui, à leur échelle, sont également délimités entre eux par leurs enveloppes-frontières corporelles relationnelles. L’ensemble énergétique du vivant est à la fois influencé, contraint par l’inertie et sont source de transformation de cette inertie dont ils aspirent violemment à s’arracher.
Je dis MS relativement à matière inerte et non existentielle de la pierre. En ce qui concerne les océans, même s’il est vrai qu’ils abritent la vie dans leurs profondeurs, les effets de cette vie maritime se déterminent toujours par la MS, à la surface des eaux, et relationnent ainsi avec le terrestre. La MS possède la faculté de relationnement en soi, et, simultanément, relationne avec l’inerte terrestre et spatial. Cet épiderme vibratoire est la frontière qui distingue la relative inertie terrestre (relative par rapport au vivant) et celle de son atmosphère. Il y a aussi relationnement entre l’inerte terrestre et l’inerte spatial grâce à cette couche-frontière. Il y a donc de multiples formes d’échanges entre l’inerte terrestre, la Matière Sensible (auto-dialectique), et l’espace. Cette dialectique inter matérielle et spatio-temporelle, est donc active sur plusieurs échelles de durée. Le temps spatial, le temps terrestre, le temps du vivant, l’ensemble étant inscrit dans un tempo évolutif commun, débouche sur la physis, synthèse issue de l’association de l’inerte et de la MS, élaborant des formes spécifiques fonctionnelles : les règnes végétal et animal. Ces formes sont fonctionnelles car elles participent à un processus de transformations et de créations, et comme nous le verrons, contribuent sans doute à l’évolution de la matière globale. Cette physis, vibrante, douée d’un polymorphisme interne et externe adapté à la relative rapidité temporelle des variations de la MS, s’objective, dans des cadres dits organiques. A noter si besoin l’importance du paramètre temporel mettant en évidence que chaque partie de l’ensemble débouchant sur la physis (l’espace, la Terre-satellite et la matière sensible) s’exprime sur des temporalités différentes, de la plus lente à la plus rapide. En fait ces espace-temps sont imbriqués et interdépendants. La physis elle-même possèderait sa propre temporalité. Ces notions seront développées ultérieurement.

La vie est en soi, un vaste réseau de structures solides de densités très variables, elles sont animées et se stimulent, s’influencent, se contraignent, se charment et se rejettent, s’associent les unes les autres dans des processus de relationnement, de transmissions biologiques, et de traitements informationnels comportementaux. Rien de bien différent que ce qui se passe dans les interactions thermonucléaires à l’intérieur des galaxies, excepté cette animation qui elle, est caractéristique de la MS. A propos de l’origine de la formation de la matière sensible rien ne contredit l’hypothèse que celle-ci se manifeste aussi en dehors et très loin de notre planète. Elle a qui sait, un certain rapport avec la matière dite noire que la science découvre depuis peu. Par ailleurs, si, sur la planète Terre la MS a contribué à élaborer le monde vivant, rien ne nous oblige à ne point envisager qu’elle contribue, ailleurs, à d’autres formes sensibles non biologiques. En tout état de cause quelque chose, sur cette Terre, a bien permis le passage de l’inerte à l’animé.



Interactivité entre inerte et vivant.

De par l’hyper réactivité de la MS, couche émettrice- réceptrice vibratoire, les interactions sont morphiques : productrices d’anatomies-fonctions. Les espèces, et principalement les végétaux, induisent également des variations géo-climatiques environnementales et influencent implicitement et explicitement ces dernières. Les anatomies-fonctions sont également comportementales ; cela signifie mouvantes et objectives dans leurs émissions-réceptions informationnelles créatives. N’oublions pas que la plante, l’arbre, bien qu’enracinés, se comportent au même titre que l’animal, dans et avec leurs milieux biotopiques. Ce vaste réseau du vivant est subdivisé en sous-réseaux, eux-mêmes divisés …etc. Au niveau du vivant, si l’organisation est possible c’est grâce à la plasticité morphique de la Matière Sensible. C’est grâce à cette plasticité qu’apparaissent de nouvelles morphes anatomico-fonctionnelles. La vie s’objective dans les cadres systémiques organisés où ont lieu tous les processus-événements internes et externes relatifs aux incessantes variations des relationnements, (ou de la mixité) à l’intérieur des biotopes et écosystèmes. Cela est valable depuis la bactérie jusqu’à l’homme.

Chacun de ces domaines et secteurs est autonome : individué. Les individus-espèces sont des contenus collectifs qui se déclinent en corps distincts, lesquels se comportent librement et singulièrement dans leur biotope, de la même façon que le fait la cellule dans son environnement organique. Cette liberté étant relative dans son rapport aux contraintes et relative à son anatomie-fonction. Une cellule du foie ne va pas se promener parmi les lymphocytes ! Il est important de souligner ici que chez l’homme, où tout est beaucoup plus complexe, une anatomie-sujet ne se comporte pas en permanence dans des activités pour lesquelles elle est cependant a priori conformée. C’est bien ce qui fait à la fois le drame, l’espérance et la complexité de l’espèce humaine qui semble contenir en elle toute l’immense variété du vivant ! Une anatomie-sujet humaine, disons un OBIS, ne vient pas au monde comme l’insecte, le poisson ou n’importe quel autre être vivant spontanément, naturellement venu au monde. Et il n’est pas rare de voir nombre de cellules-OBIS errer, explorer des territoires, des Lost Emeries situés bien loin des lieux qui les ont vu naître. C’est même à partir de ces errances et aussi de déplacements programmés pour des raisons vitales, qu’au cours de son histoire l’homo sapiens s’est décliné en de multiples formes bioculturales sur toute la surface de la Terre et sous tous les climats. L’homme formerait alors une nouvelle couche sensible et particulière sur l’épiderme ancien. L’âge d’homo sapiens : 200 000 ans ; l’âge du vivant : 4 milliards d’années environ. La MS est sans doute antérieure.

Il est une chose particulièrement émouvante dans le monde du vivant, et surtout chez homo sapiens, celle de constater que les processus les plus créatifs, les plus fiables et les mieux adaptés découlent toujours des morphes les moins adéquates, des comportements les plus malhabiles ou les moins policés, et les plus apparemment fragiles. Ce qui me fait quelque peu douter de la partie « sélection » des théories de Darwin. Je pense que le plus « fort », le plus viable, le plus adapté, le plus intelligent, peut éventuellement jaïr par mutation hasardeuse, chez la plante, chez l’animal et également dans les sociétés humaines, les Lost Emeries, mais je pense que le plus généralement l’adaptable se construit à partir de l’effort, par l’autocontrainte, par une intentionnalité têtue et opiniâtre. La force du plus est engrainée dans le moins du faible. Elle est comme là, cachée et présente, virtuellement, elle est prête ; elle est telle une chrysalide fascinante et sacrée, reconnue par ses pairs inscients comme prémisse hautement respectable et précieux. Plus simplement dit, le plus fort est élaboré à partir du plus faible, parce qu’il y a une sorte de tolérance –reconnaissance insciente de la part du milieu environnemental, une reconnaissance de ce qui doit être malgré tout préservé et qu’il faut laisser mûrir. Le monde du vivant se travaille en soi pour s’assurer un avenir. La fameuse bactérie de François Jacob. Que penserait Mr. C. Darwin de cette vision « progressionniste »? Encore un gros mot, pardonnez-moi. Peut-être ces idées feraient-elles lever un sourcil chez un certain Monsieur de Lamarck…

En ce qui me concerne, je doute fort de la vision pour le moins mécaniste qui présente le vivant évolutif comme le théâtre artificiel de parfaites complémentarités déterminées où se jouent des rapports sans suspens entre des prédateurs « sélectionnés » qui se nourrissent de proies justement sélectionnées aussi dans le seul but de constituer de la nourriture. Et tous ces prédateurs-proies, ces mangeurs-mangés qui formeraient comme une hiérarchie pyramidale au sommet de laquelle se trouverait finalement l’être supérieur mondial qui pourrait manger tous les autres sans être inquiété. C’est face à cela que nous mène « la sélection du plus apte » si on la pense jusqu’à son terme. Il y aurait donc des êtres qui seraient fort justement élaborés pour servir de proies, de victimes, de serviteurs à d’autres… Tout ceci sent une vieille odeur de mythologie religieuse ; a des relents de XIXème siècle. Ma version c’est qu’au fil des millions d’années qui ont été nécessaires pour élaborer tout ce qui se manifeste dans le vivant, tout n’a pu évoluer que dans l’erreur, l’à-peu-près, l’approximatif, la maladresse et, en même temps l’efficacité, mais une efficacité qui n’a pas été systématiquement utile. Je pense que beaucoup de l’efficace est gâché, perdu, et qu’en outre, beaucoup de comportements involontaires, beaucoup de ratés engendrent de l’efficace. De plus, le vivant est une histoire collective ; ce qui signifie que les unités comportementales roulent en fait pour leurs organisations et que ce sont bien les systèmes qui engendrent les unités distinguées qui les constituent. Ce n’est pas moi qui récolte ce que j’ai semé en bien, ou…en mal. Tellement d’OBIS existent dans des moules sociétaux qui ne sont pas à la mesure de leur être historique, et tant d’autres ne font que l’effort de se coucher dans le lit qu’ils ont trouvé tout fait… Rien ne finit jamais de se construire chez l’homme, la femme. Dès la naissance, tout doit être brassé, repris, confronté, comparé, justifié. Tout l’être est comme un noyau entouré de plein de « bruit » qui doit être trié, mixé et remixé, puis transmis, diffusé, proposé dans l’environnement sociétal. Tout OBIS est un produit-producteur et doit vendre sa musique afin d’en débarrasser son soi-noyau pour que celui-ci s’ouvre et germe. Tout individu humain se doit de se construire et pour se faire doit s’affranchir, se désaliéner et couper tous les fils qui l’emprisonnent et le néantise. Combien y parviennent ? Combien d’OBIS ne font qu’être utiles et ne deviennent pas leur être, se contentent d’exister en tant que machines citoyennes. Si je vis c’est parce que je contribue directement à faire vivre mon Lost Emery. Si je protège les coccinelles dans mon jardin c’est parce qu’elles se nourrissent de pucerons. Mes coccinelles ne savent pas à quoi elles doivent de se régaler de pucerons, parce que le relationnement est inscient et s’active entre des niveaux du vivant qui certes sont interdépendants, mais étrangers entre eux.

samedi 12 juillet 2008

Destructuration-remodelage des collectifs sociaux.

27 juillet 2005.


Déstructuration à tous les niveaux : relationnels et intimes, politiques, éducatifs, économiques, familiaux...

déstructuration partielle mais conséquente des équilibres vitaux et de la biodiversité sur notre planète

La prise de conscience d’une responsabilité partagée par chaque individu selon le statut quèil détient doit mettre en lumière le fait que chacun de nous détiens un grand pouvoir d’influence sur son environnement humain, sur le comportement de celui-ci. Cela dit, en tant que personnes, nous n’avons pas que des devoirs et des responsabilités, car nous sommes aussi les objets préfabriqués de la civilisation qui programme chez les individus des schémas de comportements hérités. Tout du moins nous restons conditionnés par l’inné tant que nous n’avons pas conscience de tous les engrammes collectifs qui nous régissent. A préciser que si c’est bien par notre MIM que nous nous sentons exister, il est clair que celui-ci fonctionne grâce à des processus biologiques et culturels (environnementaux), donc bien matériels. Pas de MIM sans corps et... pas de corps sans culture; pas de corps sans la formidable mémoire de toute l’histoire de l’humanité, sans la mémoire de la civilisation et sans l’évolution de la société. Tout se passe au départ de notre vie comme si la culture était un creuset, un moule biologique nous conformant selon ses besoins et selon ses exigences d’auto équilibre. Nous sommes donc dès notre naissance, potentiellement victimes ou bénéficiaires de la conjoncture du “ Grand Bain” dont nous ne sommes que des produits. Cela nous inspire une pensée particulière envers toutes les jeunes femmes effectivement ou potentiellement mères.

Ce qui change dans la théorie de l’OBIS, et de la Loi Universelle des Correspondances Adaptatives ainsi que dans la notion bioculturale qui leur est associée, par rapport à tout ce que l’on connaît déjà sur les effets du milieu et les somatiques qu’il entraîne, c’est que le phénomène culturel dans la production de l’espèce humaine, pris dans le sans le plus large, se traduit bien entendu, dans un ensemble de comportements qui par définition historique sont des comportements déterminés. Ce qui ne veut pas dire que toute existence est par avance écrite, mais bien que les destinées, purement aléatoires, se dessinent sur une base innée. Chacun de nous, dès sa naissance, est donc bioculturalement conçu pour développer un talent pour un certain type de fonction à l’intérieur de la société, tout comme un outil est fabriqué pour réaliser un certain travail, une action précise. Mais le processus évolutif est bien conçu : les aléas de nos destins nous contraignent souvent en dehors de nos domaines de prédilection et c’est ainsi que la vie devient effort créatif et que la nouveauté peut émerger. Cette réalité bioculturale ne change rien au fait que pour faire un enfant il faut un accouplement entre un spermatozoïde et un ovule. Pourquoi réussit-on à s’épanouir dans ce monde ? Pour ne pas mourir. Réussissons-nous tous totalement ? Non, mais dans nos existences relativement acceptables, nous contribuons à l’explosion existentielle de certains qui, au reste, finissent souvent bien plus bas que nous.

Art de vivre du sale rêveur.


Le 25 01 2005.

Certes, le monde et, a fortiori les relations interhumaines, peuvent être considérées comme problématiques, mais ce n’est pas une excuse pour ne pas souhaiter les voir s’harmoniser un brin ou pour désespérer. Qu’y a-t-il de plus motivant que de se trouver face à ce défi et, que diable! Ne sommes-nous point chacun un peu responsable des effets des causes historiques? Ne serait-ce que par ignorance…
Les sceptiques, les anti - utopistes teintés dans la masse, les réalistes de tout poil ont toujours existé. Fort heureusement, les imaginatifs, les êtres sensibles, les intuitifs, les créatifs __ très minoritaires __ ont la peau dure. Il faut remercier les forces antagonistes qui se dressent devant soi, et intégrer ces forces au niveau de l’ensemble du monde vivant, d’une façon morale et volontaire. Au fond la seule différence à faire entre un réaliste conservateur et un “ sale rêveur “ est de voir le second œuvrer pour le futur . Il contient l’énergie vitale, le souffle de la nouveauté; les graines qui en se développant feront fleurir des millions de...réalistes dont la sagesse reposera, comme toujours, sur la grande utopie de l’histoire des humains!
Il ne faut point oublier tout ce que l’on doit, indirectement, à ce merveilleux pouvoir créatif des générations qui agit pour permettre l’avènement d’arts nouveaux, comme par exemple la musique de Dylan, des Beatles et des R. Stones dans les années 60, de même les déhanchements scéniques d’un E. Presley. Il y eut, en toile de fond de ces « révolutions musicales », bien plus de choses que de la provocation et du scandale. Nous pouvons citer Albert Einstein, un peu artiste aussi, qui sans l’évolution des sciences et des techniques n’aurait jamais eu l’occasion de trouver belle ses fantastiques théories, dans les années 20. Sans parler de cette créativité libératrice des mœurs qui émoustilla la vieille culture victorienne avant de s’institutionnaliser.
A priori, si quelques excentrés, quelques “fous” réalisent des films, montent sur des scènes emplissant les salles d’émotions c’est fait pour remuer. Le purin de la force désorganisatrice pue, mais il permet l’émergence évolutive. Si quelque peintre médiatique et clownesque s’essaie à la traduction de toutes les béquilles culturelles en signifiant la liquéfaction de nos temps comptés, c’est pour faire en sorte que ton non - être soit quelque chose qui tienne assez longtemps pour que ta descendance remue le fond de la Cuve. Si des visionnaires te renvoient l’image cubiforme de l’ antinomie entre ton âme et ton instinct de survie, cela ne peut donner que des “autoportraits sociétaux » qui se distordent. Cet art qui laisse transparaître toutes les formes d’une actualité historique dramatique… Quelquefois, il arrive que des êtres chargés de fonctions thérapeutiques trouvent leurs inspiration et leur sagesse sous un arbre, et va diffuser son élan. De même, si un être plein d’intelligence et de compassion utopique se retrouve crucifié pour le rachat du Pécher de non - conscience, cela n’empêche point que ce pécher et la barbarie ancestrale et contemporaine qui en découle, s’incarnait il n’y a pas si longtemps, en la personne d’un pseudo peintre raté pour en faire le chancelier de l’horreur.
Toi qui vit en cette Histoire, toi l’anonyme qui ne sert qu’à tenir le fusil de la raison d’état, toi qui casqué de neuf sous les feux d’un champ de massacres et qui tombe sans avoir jamais tiré un vrai coup. Toi à qui on tend une super computer pour effectuer la comptabilité d’une entreprise, tout comme on tend un piège. Toi avec dans les mains, marteau, truelle et stylo, et toi au volant d’une poids lourd, lancé dans le brouillard des immédiates -futures autoroutes de l’information, c’est pour toi que j’écris parce que tout comme moi, tu ignores d’où tu viens et tu ne sais pas plus où ça va.
Toi l’homme, la femme qui anime ce monde, auquel tu livres tes enfants, que tu prétends éduquer mais qui te singent ou qui se révoltent; toi la mère, le père d’une progéniture pour laquelle, tu ambitionnes, tu ne peux engendrer qu’un médiocre, un raté déjanté, un salaud ou un génie. Toi dont la vie est une loterie fondée sur un faux bonheur de la finalité consommatrice, illusion en vertu de laquelle tu te masques les yeux, te bouches les oreilles et te pinces le nez; à cause de laquelle tu te gaves de tranquillisants, de gâteries aromatisées aux acides gras trans, d’euphorisants et autres illusoires denrées, tu as plein d’Afrique, d’Amazonie et d’enfance au plus profond de toi, et je souhaiterai que cela ne Nous desserve.

Matérialisme positif de la Matière Sensible.

Le 12 Oct 2006.

Ainsi, la vaste et Grande Organisation de l’Univers de Matière, enfanta OBIS, énergie évolutive du vivant. L’espèce humaine, apparue voila 6 millions d’années environ 1, est une suite évolutive d’un processus universel qui serait actif depuis quelques 14 milliards d’années. Un OBIS, des OBIS. L’Organisme Biocultural Inscient et Sensible, représente l’être humain en tant que somme évolutive. est constitué de Matière Sensible et Insciente, dont le comportement est en passe d’engendrer, par recyclage de la matière originelle terrestre, une synthèse biotechnologique de celle-ci. Les caractéristiques de l’OBIS lui permettent d’agir et de se comporter sur une échelle cosmique au moins égale au système solaire. Ceci n’est pas anodin. Il est évident que l’ émergence de l’ère biotechnologique ne repose que sur la capacité de l’humain à perdurer et à s’équilibrer entre ses origines terrestres naturelles et son intentionnalité culturelle scientifique et technologique. On le comprend, ici, la notion écologique et relationnelle est primordiale.

Ceci semble être le début d’un roman de sciences fiction. Désolé pour les amateurs du genre, mais mon travail peut fort bien être reçu comme un roman à la Jules Verne, même si je n’ai pas le génie de cette Hauteur. Ces considérations futuristes impliquent l’éventuelle apparition d’organismes auto reproductifs avec lesquels l’être humain sera en relation constante. Cependant il ne faut point se focaliser sur ces éventualités métaphysiques car ce scénario futuriste, comme bien d’autres, agirait alors sous la forme d’une pseudo religion prenant au piège mythologique de très nombreux « athées croyants ». Il me paraît donc raisonnable de réserver dans un coin de la conscience une zone de quarantaine pour y oubler les implications métaphysique palliatives à un vide, une absence énergétique, de la part d’une entité divine obsolète. Remplacer, en somme, la mythologie divine par une conviction ferme à propos des capacités créatives humaines et de leur immense pouvoir sur la matière. Pour mon compte personnel le pas est franchi et ce n’est point par la mythologie seule que j’y suis parvenu. C’est à partir d’une mise en correspondance entre ma propre corporéité disons, analytique, et ce qui se fait, qui est toujours la même chose depuis l’apparition des premiers hominidés : le recyclage technologique de la matière terrestre originelle par l’être humain à l’image duquel les systèmes de sociétés se développent.

D’un point de vue écologique, et pour en rester à la condition humaine actuelle et à venir sur le court et moyen terme (entre les 20 et 100 prochaines années), et qui seule nous soucie, il nous reste à prendre connaissance de l’utilisation judicieuse que ce point de vue de la Matière Sensible nous offre. Canaliser cette énergie conceptuelle, lui donner corps dans nos systèmes socio politico économiques dans l’intention d’améliorer les cadres de relations inter humaines, de les ennoblir, dans le sens le plus général qui soit. Et a fortiori, enrayer le cercle vicieux de la misère existentielle, de la bestialité et de la barbarie, de la non connaissance du ça qui nous gouverne. Barbarie qui ne cesse de s’entretenir, chez le plus démuni comme chez le plus nanti, de s’amplifier d’une génération l’autre. Dans cette démarche, je tente la mise en place de contextes symboliques, culturels, propres à permettre à l’individu (OBIS), d’opérer une relative mais bonne maîtrise éthique de son agressivité essentiellement mythologique ayant engrammé son organisme comportemental par l’horreur sanglante de l’Histoire. Certes l’histoire de l’homme n’est pas uniquement une longue suite ininterrompue de massacres, elle contient également une production artistique fort riche ; c’est précisément cet aspect positif qui autorise d’être optimiste : la Matière Sensible ne se réduit point à des actions destructrices.

Si l’homme de la préhistoire avait toutes les bonnes raisons (naturelles) d’être un tueur, homo sapiens, qui est toujours un tueur social né, aurait tout intérêt à s’inscrire dans une prise de conscience d’ « Ecologie Comportementale et Relationnelle Interhumaine» (ECRI). Alors que « Greenpeace » tente admirablement, mais difficilement d’endiguer le pouvoir de recyclage technologique humain afin de le circonscrire dans des limites viables, l’ECRI aurait pour vocation de cultiver un sentiment d’éthique raisonnée chez l’OBIS, un sentiment qui accompagnerait sans relâche ses comportements dans sa quotidienneté la plus basique. Tout commence dans la façon dont nous regardons notre charmante boulangère chez qui nous venons acheter notre pain dit, quotidien. Si nous ne maîtrisons point le ça, nous allons fantasmer sur son image, avoir des préjugés, être envieux ou peut-être jaloux. Nous allons reluquer les bijoux qu’elle porte aux doigts, autour de son cou ; comparer la couleur de son corsage avec celle de son tablier… Nous allons nous cantonner dans la sémiologie de son apparence et notre ego va filtrer ce qui y est éventuellement consommable. Si nous maîtrisons, selon notre volonté, le ça, nous ressentons la personne comme un être sensible en vibration, mystérieux, et captons en sa présence, une richesse, une « musique », qui enrichis la nôtre. Vous avez raison M. Sartre, l’enfer c’est les autres…mais on peut guérir d’une culture barbare.

« …en tant que musiciens nous jouons pieusement la musique des grands maîtres, c’est bien, mais l’Art est peut-être plus loin. » C. Debussy.

Art de vivre ; art en soi ; art pour soi et pour l’autre : instrument de la musique de l’humanité.

Cet art d’être connecté à ce qu’il y a de plus essentiel, tellement absent de la vie du citoyen marionnette, Pinocchio mensonger à lui-même, se porte effectivement plus loin que le ça jugeant qui nous limite, nous emprisonne et tend à emprisonner l’autre. Son regard glacé et inquisiteur, tel un rayon laser, marque par brûlage notre bioculturalité, taguée par ces graphitis grimaçants.

« Tu ne jugeras point ! ». La Bible a des éclairs de justesse étonnants, mais il manque une suite à cette sentence qui paraît comme un précepte autoritaire ; un suite sous la forme, peut-être d’une question : Pourquoi ne devions-nous pas juger, alors que seul notre jugement nous protège ? Sans cesse, nous sommes dans le jugement… des autres….. Cela est si mécanique ! Nous n’y pensons pas dans l’action relationnelle. Ce réflexe, non seulement nous ancre dans l’erreur, fatalement, mais se superpose à notre pouvoir intuitif par un raisonnement d’opinions, d’a priori, qui nous diminue, comme si on ne fonctionnait pas à plein de nos capacités. Ces implications agissent dans le Moi Identitaire Mythologique, à la manière des images subliminales, utilisées dans des expériences neuroscientifiques. Un carcan de conditionnements « pavloviens », mécaniques, hypnotiques, nous dirige, lorsque nous ne sommes pas entraînés au contrôle du ça. Ceci nous coûte parfois, des années de consultations chez le psychanalyste, et c’est pas toujours pour un résultat total. « Voir » par delà le ça est une expérience extraordinairement plaisante ; elle nous apporte la sensation inouïe d’une puissance paradigmatique énorme et paisible. Elle rend humble.

Point de vue obisien sur l'art.

En 1913, Appolinaire s’exprime à propos de Picasso en ces termes :

« …c’est un nouveau né qui met de l’ordre dans l’univers pour son usage personnel, et aussi afin de faciliter ses relations avec ses semblables. »

Pour ma part, il semble que Pablo Picasso a exprimé une façon de communiquer moderne : une façon mathématique, « cubique », dans un système de société froid où les équations des rapports de force font loi.

Je relève beaucoup de points communs entre Descartes et Spinoza. Ils vivent tout deux dans des pays nordiques ; ils sont influencés par Galilée et ont une orientation scientifique dans leurs théories où les maths et la géométrie y tiennent une importance accrue. Ils développent des méthodes, des applications arithmétiques et se passionnent tout deux pour l’optique. Ils sont croyants et ont tout deux une vision rationaliste. . Tout deux, enfin, se penchent sur les pulsions, « passions humaines » qu’ils considèrent comme des aliénations de la pensée. La liberté et la sagesse selon Spinoza, se gagne par la compréhension et l’amour intellectuel de la substance primordiale divine dont tout découle; quand à Descartes, il décèle cette même vérité et liberté de l’homme, qui s’imposent d’elles-mêmes, par la connaissance technique permettant de contrôler la Nature.

Anet le 16 Déc.1991.

Chercher, comprendre et, ce savoir.(1)
Si ma vie doit avoir un sens, un but, sans doute que sa direction est le questionnement et la sensation de capter, de ressentir tout ce qui s’anime, se matérialise, se manifeste et s’observe dans le domaine de l’art et des sciences. Cela en sachant les limites que toute personne de ma condition se voit imposé : je suis un autodidacte et j’ai dû consacrer le plus clair de mon temps à mon gagne-pain et non pas à la recherche.
A propos de réflexion et d’études, il n’est pas utile cependant, d’accumuler un savoir purement événementiel. Mon sentiment est qu’il faut aller vers l’essentiel, le fondamental et se porter au-delà des chapitres de l’histoire des civilisations. Travailler par la simple mais profonde introspection en s’épaulant d’ouvrages bien choisis, courageusement pénétrés. Quant à l’expérience, je m’en remets à l’OBIS que je contiens guidé par tous mes sens en éveil.
La vie, une symphonie des sens guidée par le Moi Identitaire Mythologique.
Ce qui est passionnant pour moi est que si mes réponses sont pertinentes, cela signifie que je révèle ce qui est dans l’air, et qui fait parti du programme collectif dont je suis alors un ingrédient bien positionné. C’est comme si chaque individu était en moi sous forme de cellule composant cet être composite et mystérieux que j’incarne. Un peu à l’image des cellules de mon propre corps qui, à leur façon et à l’image de l’ OBIS qu’elles représentent, seraient secouées par des questions d’ordre existentiel.
Imaginons ces milliards de cellules ayant, à leur façon biochimiques, des activités “philosophiques“, “métaphysiques“, “artistiques“... Imaginons tout un processus de pensée à l’intérieur de chaque organe. Tous les êtres humains possèdent un coeur placé à gauche dans la poitrine, un cerveau et des systèmes nerveux et sanguins, un appareil digestif et des poumons... Cependant il n’y a pas deux corps qui fonctionnent exactement de la même façon simultanément. L’organisation biologique du corps n’est-elle point le résultat d’une forme de pensée?... Pour qu’un organisme soit capable de réajuster son équilibre chaque seconde en fonction de milliers de paramètres relatifs aux conditions que le milieu, l’environnement imposent; pour que ces nombreuses données soient biochimiquement traitées, triées, il faut bien que tout cela pense. Mais alors, sur quel type cognitif les éléments biologiques du corps humain sont-ils organisés, pour faire en sorte que le “mammifère humain” créait du culturel? Allons plus loin dans ce postulat, et imaginons l’avènement d’une cellule géniale que l’on pourrait appeler Einstein ou L. de Vinci... Il y a fort à penser qu’au moment où cette cellule va s’activer, se comporter, il va se passer des événements physiologiques d’importance qui vont influencer mon imaginaire et changer mon intellectualité.
Je pense, en vertu de cette possibilité. que si ma conscience est fascinée par une ou plusieurs idées relatives à une clé fondamentale qui répondrait à la question : Que sommes-nous, qu’est-ce que l’homme dans l’univers ? C’ est que cette clé aurait commencé par prendre mon corps, avant que de se traduire par le moi.
Certes, si les informations peuvent monter des organes vers le cerveau, d’autres informations d’un autre type, peuvent transiter des différentes zones cérébrales vers les ramifications du système nerveux pour se diffuser dans le sang et métaboliser les vitamines, les acides aminés, les sels minéraux et autres oligoéléments et les coordonner en correspondance avec les informations venues du cerveau. Alors, ce qui, au départ n’était qu’abstraction virtuelle inspirée par une conversation, un voyage ou une expérience quelconque, va devenir biologiquement concret et va devenir réalité pour le corps qui l’aura intégré. Et cette réalité organisante ne manquera pas de se traduire en état de santé. En tous les cas la révolution biologique est permanente dans ma corporalité en crise adaptative incessante, et cette crise n’est-elle pas correspondante avec la crise toute aussi permanente de la culture, des sociétés?
Au tout début de l’Ecclésiaste il est fait mention de l’aspect répétitif des manifestations du monde. “ Rien de nouveau sous le soleil”. Pourtant tout change sans cesse et l’actualité confirme des questions et des prises de consciences qui appellent des solutions. Paradoxe de l’immuabilité du changement. Les solutions existent nulle part ailleurs que dans la continuité de la vie, à son niveau le plus évolué, à l’intérieur de la physiologie humaine. Solutionner, se lutionner, c’est savoir lire en soi l’OBIS, l’histoire, ou plutôt lire l’histoire en marche en nous-même. Ce travail, de toute évidence, a échappé à la conscience de tous
Mais si l’on veut faire les choses dans l’ordre, il faut rappeler que ce qui permet à l’esprit, à une pensée d’être, c’est ce regard, mieux, cette vision supérieure qui permet de lire en toute chose, au quotidien, n’importe où, minute après minute et de voir que rien n’est banal, rien n’est insignifiant ou négligeable, rien, ni personne. Pour peu que cette farouche intentionnalité de savoir nous habite, alors, chaque respiration, chaque échange, même des plus brefs et des plus quotidiens devient enseignement et peut être appréhendé dans sa vérité essentiellement historique.
Développer cette vision supérieure est un devoir et une nécessité pour la vie, pour nos enfants.

(1). J'ai bien voulu écrire le pronom démonstratif et non pas le possessif...Pas d'erreur.
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Pour une Ecologie du Vivre Ensemble. E.V.E ne ment sur les relations interhumaines.

Les civilisations transforment et contraignent la Nature et la matière dans un recyclage technologique. Chercher pourquoi et comment la violence et la barbarie accompagnent l'Histoire évolutive d'homo sapiens. Relations humaines et mondialisation.