jeudi 2 juillet 2009
citation
Roland Barthes par Roland Barthes. Editions du Seuil. 1979, p. 84
source:
http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/barthes/societe.html
mercredi 1 juillet 2009
Anet le 16 Déc.1991et repris en 2008.
jeudi 2 avril 2009
dimanche 22 mars 2009
TERMİNOLOGİE DES CONCEPTS DU MANUSCRİT « OBİS ENFANT DE GOUM » (1). LA NÉCESSITÉ D’UNE ÉTHIQUE COMPORTEMENTALE.
Ainsi, en prenant conscience de cette pluralité ontologique et en lui donnant un sens existentiel, je parviens, à force d’un travail acharné, à donner à mon corps, à ma conscience et à mes actions, un champ d’efficacité infini.
RECHERCHE LIBRE ET PERSONNELLE SUR LA CONDITION HUMAINE ET SON HISTOIRE PASSÉE, ACTUELLE ET FUTURE MISE EN RAPPORT AVEC UNE PERCEPTION DARWİNIENNE DE L’UNİVERS DE MATIÈRE PARVENU AU STADE DU VIVANT DEPUIS 3,8 M.A D'OÙ A ÉMERGÉ HOMO SAPIENS.
DANS CE PROCESSUS L’ESPÈCE HOMO SAPIENS REPRÉSENTE UNE ÉTAPE ET UNE FORCE ÉVOLUTIVE ; ELLE OCCUPE LA PLACE DU PRODUIT NATUREL LE PLUS COMPLEXE ET LE PLUS SOPHISTIQUÉ. L’HOMME EST DONC AUJOURD’HUİ AUSSI PUISSANT QUE FRAGILE. IL EST OBJET DE FORMIDABLES CONTRAINTES ET PORTE EN GERME D’AUTRES FORMES DE SYSTÈMES AUTO ORGANISÉS MAİS İL DOİT POUVOİR TİRER PARTİE DE SON POTENTİEL AUTODÉTERMİNÉ.
L’ÊTRE HUMAIN EST QUANT A LUI UN PRODUIT CULTUREL, ET LE MONDE QU’IL CONSTRUIT, DE PAR SA COMPLEXİTÉ, EST A INCLURE DANS L’HISTOİRE NATURELLE ÉVOLUTİVE DE LA MATIÈRE. LE PHÉNOMÈNE CULTUREL OU PROCESSUS D’HUMANISATION, TEL QU’IL SE PRÉSENTE AUJOURD’HUI, S’AVÈRE COMME UNE INCRUSTATION TECHNOLOGIQUE BARBARE A L’IMAGE DE LA VİOLENTE, DIFFICILE, DRAMATIQUE ET MALGRÉ TOUT, GRANDE HISTOIRE DES PEUPLES ET DES CIVILISATIONS. LE PRÉSENT HÉRİTE DU PASSÉ. LES COLOSSALES FORCES PHYSIQUES MISES EN JEU ET LA CAPACITÉ CRÉATRICE DES HUMAINS SONT A LA FOIS BIOCHİMİQUES, TECHNOLOGİQUES ET ENVİRONNEMENTALES.
JUSQU'À CE JOUR, LES CIVILISATIONS SE SONT DÉVELOPPÉES SUR LA BASE DE LA PULSION NATURELLE; L’ÊTRE HUMAIN, MAMMIFÈRE SOPHİSTİQUÉ, AGIT SELON SON BON PLAISIR EXERÇANT SON POUVOIR TRANSFORMATEUR DANS UN SENTIMENT DE CONTRÔLE ET DE TOUTE PUISSANCE. CE SENTİMENT DE VANİTÉ, DE SUFFİSANCE ET DE MÉPRİS DOIT CESSER, ET VA CESSER DE TOUTE FAÇON. DÉSORMAIS LA SÉCURITÉ ET LA PUISSANCE DOIVENT SE DONNER DES MOYENS RAISONNÉS ET LA PRUDENCE DOIT REMPLACER LA VIOLENCE. L’ÉLİTİSME MATÉRİEL DOİT ÊTRE CONVERTİ EN UN COMPLÉMENTARISME ÉTHİQUE.
LE CORPS, L’ORGANİSME DE L’HOMO SAPİENS, OUTIL BİOLOGİQUE ET CULTUREL, EST COMME TOUS LES AUTRES CORPS, SOUMIS A UNE LOI FONDAMENTALE RÉGISSANT TOUT L’UNİVERS, LA LOI UNIVERSELLE DES CORRESPONDANCES ADAPTATIVES, LA LUCA. CETTE LOI DIT QU’IL Y A CORRESPONDANCE ÉVOLUTİVE ET FONCTİONNELLE ENTRE UNE NOUVEAUTÉ ÉMERGENTE ET SES ORİGİNES, ET QUE L’EFFET EST A L’İMAGE ÉVOLUTİVE DE SA CAUSE. AINSI, TOUT CE QUI SE MATÉRIALISE DANS L’UNIVERS ET DONC SUR TERRE CONSISTE EN UN MÊME ORIGINEL QUI SE DÉCLINE EN DE MULTIPLES SYSTÈMES ET FORMES ET SANS DOUTE EN DE MULTİPLES ÉCHELLES ET RÉALİTÉS D’ESPACE¬-TEMPS.
TOUS LES ÉLÉMENTS DE LA CULTURE : LES STRUCTURES URBAINES, LES İNFRASTRUCTURES SOCIÉTALES AİNSİ QUE L’ENSEMBLE DES DISCIPLINES TELLES QUE LA RELIGION, LA POLITIQUE, L’ART, LA SCIENCE…SONT DES CORRESPONDANCES DE LA BİOLOGİE HUMAİNE. LE CADRE CULTUREL EST UNE FORME DE RÉALİTÉ MACROSCOPIQUE DES FONCTİONS DU CORPS, DE L’ORGANİSME QUI LUI, FONCTIONNE A ÉCHELLE NANOSCOPIQUE ET QUANTIQUE.
IL N’Y A POİNT DE NATURE PROPREMENT HUMAİNE. IL N’Y A POİNT DE SÉPARATİON ENTRE NATURE ET CULTURE. LE MONDE TECHNOLOGIQUE EST UNE SUITE NATURELLE ÉVOLUTIVE DE CE QUE LA SCIENCE ET LA PHILOSOPHIE APPELLENT LA NATURE DONT LE NIVEAU PUREMENT BIOLOGIQUE TEND A S’ÉTEINDRE. L’HOMME SE TRANSFORME PAR SES PROPRES DÉVELOPPEMENTS TECHNOLOGİQUES. CE MONDE CİVİLİSÉ EXPRIME LA NOUVEAUTÉ ET LA COMPLEXİTÉ DES MULTIPLES FORMES POSSIBLES DE LA MATIÈRE SENSİBLE. LES OBİS PHYSİCİENS, POLİTİCİENS OU ARTİSTES NE FONT PAS L’HİSTOİRE ; İLS SONT EUX¬-MÊMES DES EXCRÉTİONS BİOCULTURALES.
DURANT LA PRÉHISTOİRE LE PROCESSUS CULTUREL EST APPARU CHEZ LES HOMİNİDÉS AU COURS DE MILLIONS D’ANNÉES DE PROGRESSİON COMPLEXE SUR LA BASE D’UNE RÉCİPROCİTÉ D’İNFLUENCE QUI S’EST ÉTABLİS ENTRE LE MİLİEU GROUPAL ET LE SYSTÈME NERVEUX DES HOMİNİDÉS, NOS ANCÊTRES. A UN MOMENT DONNÉ S’EST DÉVELOPPÉ UNE FONCTİON PSYCHİQUE PRİMAİRE. CELLE¬-Cİ EST TOUJOURS ACTİVE. ELLE SE MANİFESTE PAR UN RÉFLEXE İDENTİTAİRE PAR RAPPORT AU MİLİEU, A L’ENVİRONNEMENT. CETTE FONCTİON SPÉCIFİQUE OU CULTURATION DE L’HOMO SAPIENS S’ÉLABORE SUR LE MODE PULSIONNEL ET PROJECTİONNEL SE TRADUİSANT PAR LE SYMBOLE MYTHOLOGIQUE ET PAR UNE İNTERPRÉTATİON ANTHROPOMORPHIQUE DU MİLİEU NATUREL DANS UN PREMİER TEMPS ET DU MİLİEU CULTUREL ENSUİTE.
AU COMMENCEMENT CE MOİ İDENTİTAİRE ET MYTHOLOGİQUE (MİM) FORMAIT LE LİEN EXİSTENCİEL ENTRE HOMO SAPIENS ET LE MİLİEU NATUREL QU’İL AMÉNAGEA EN MİLİEU SOCIETAL OU BİOTOPE CULTUREL, OU BİOCULTURALİTÉ. CETTE DERNİÈRE FORMANT A SON TOUR L’ÊTRE HUMAİN APPAREİLLÉ DE SES COMPORTEMENTS CODİFİÉS PAR LE SYMBOLE ET NANTİ DE SES CARACTÉRİSTİQUES SENSIBLES. LES İNTERACTİONS ENTRE LE MİM ET LE MİLİEU CULTUREL DÉBOUCHENT SUR UNE TRANSFORMATİON RADICALE DE L’UN ET DE L’AUTRE. HOMO SAPİENS HUMANISÉ İNCARNE UNE FORCE ET UNE CONTRAİNTE MATÉRİELLES ; İL EST UNE ESPÈCE TRANSFORMATRICE. LA BİOCULTURALİTÉ SERAİT BİOLOGİQUEMENT TRANSMİSSİBLE.
EN CE DÉBUT DU XXIe SIÈCLE NOUS SOMMES PLUS DE 6 MILLIARDS D’İNDİVİDUS HUMAİNS OU D’ORGANISMES BIOCULTURAUX IDENTITAIRES ET SENSIBLES (OBIS), A VIVRE DE PLUS EN PLUS PROCHES LES UNS DES AUTRES, SUR UNE PLANÈTE QUI RÉTRÉCIT. DANS LE SILLAGE DE L’OCCIDENTALİSATION GLOBALE ET DES AVANCÉES DE LA SCİENCE ET DES TECHNOLOGİES, ET PAR L’ÉPUISEMENT RAPIDE DES RESSOURCES VİTALES, LES TRENTE PROCHAINES ANNÉES SERONT DÉCİSİVES POUR LA CONDITION ET LES RELATİONS İNTERHUMAINES.
SI NOUS VOULONS CONSERVER UN MINIMUM D’ORDRE COLLECTİF IL EST NÉCESSAIRE DE CRÉER UNE PLUS GRANDE HARMONIE ENTRE L’OBİS (2) ET SON ENVIRONNEMENT. DANS CETTE CORRESPONDANCE BIOCULTURALE LE CORPS PEUT NOUS GUIDER DANS UNE HARMONISATION SOCIALE ET İINTERNATİONALE ; DE MÊME, LE CADRE CUTUREL, NOUS CONDUIRE A LA PLEINE SANTÉ DU CORPS ET DE L’ESPRIT. CELA EST POSSIBLE POUR PEU QUE NOUS AYONS LA VOLONTÉ DE CHERCHER A COMPRENDRE L’UN PAR L’İNTERMÉDİAİRE DE L’AUTRE : DÉCODAGE DES SYMBOLES EN LANGAGE BIOCHIMIQUE ; TRANSPOSITION DES FONCTIONS ORGANIQUES EN STRUCTURES URBAINES ET SOCIALES. TROUVER DES APPLICATIONS HARMONİEUSES A PARTIR DE L’INTER-RÉCIPROCITÉ CORPS / CULTURE RELÈVE D’UN IMMENSE DÉFI. CEPENDANT, IL EST POSSIBLE DE DÉVELOPPER UNE ÉTHIQUE COMPORTEMENTALE ET RELATIONNELLE COMME SOURCE DE CADRES SOCIAUX A LA MESURE DES DÉFIS DE L’ÉVOLUTİON. CELA REVIENT A UN REFUS DU FATALISME FACE A L’ESCALADE DE L’INUTILE VİOLENCE ET DE LA BARBARIE SOUS TOUTES SES FORMES.
LA PRINCIPALE JUSTIFICATION DE CETTE DÉMARCHE THÉORIQUE NE RELÈVE PAS D’UNE INTENTIONNALITÉ MÉTAPHYSIQUE. AU CONTRAİRE, ELLE PROPOSE DE S’AFFRANCHIR DU MYTHE DU DİEU-PÈRE POUR GAGNER EN AUTONOMIE DE CONSCIENCE. IL S’AGIT EN FAIT D’UNE TENTATIVE DE MISE EN FONCTION D’UNE DYNAMIQUE SALUTAIRE ET RESPONSABLE EN VUE DU MAINTIEN DE L’EFFICACITÉ ET DE LA COHÉSION DES RELATIONS TOUT EN UTILISANT DES LOIS IMMUABLES DE L’UNİVERS ET CONCOMITANTES A L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ. BİEN QUE LİÉE A CELLE DE L’UNİVERS A¬-SENSİBLE, LA DESTİNÉ DE L’HOMME N’EN EST PAS POUR AUTANT CONDAMNÉE A BRÈVE ÉCHÉANCE. IL S’AGIT ICI D’INSTALLER UNE FORCE ÉCOLOGIQUE COMPORTEMENTALE DANS LES RELATIONS INTERHUMAINES AFIN DE LAISSER A CHACUN SA LİBERTÉ D’ÉPANOUISSEMENT ; SÉCURISER LA LONGÉVITÉ DE NOTRE ESPÈCE AINSI QUE LA RELATION ENTRE L’HUMAIN ET LA VIE DANS SA TOTALITÉ, SA RICHESSE ET SA BEAUTÉ.
(1). GOUM : Grande Organisation de l’Univers de Matière.
(2). OBIS : Organisme Biocultural Identitaire et Sensible.Obisien, de OBIS. Tout ce qui se rapporte au particularisme de l’OBIS dans mon développement est dit obisien. Comme pour la Terre et les Terriens.
(3). Le Même : A ne pas assimiler en tant que Dieu.
jeudi 19 mars 2009
LA LOI UNIVERSELLE DES CORRESPONDANCES ADAPTATIVES, LA LUCA.
La Loi Universelle des Correspondances Adaptatives (LUCA) est l’élément axiomatique de mes thèses. Elle doit son nom à ce que je conçois comme une propriété physique et chimique commune à toutes les formes de matérialisation dans l’Univers. Il existe un terme équivalent à correspondance employé par les mathématiciens : les projecteurs. Nous disons, par exemple, que la culture est une projection, une correspondance de la Nature dans le sens où tous les éléments de la Nature originelle minérale, végétale et animale se retrouvent transcrits sous forme culturelle chez l’homme. On est tenté de signifier la LUCA par une métaphore, l’image symbolique des sept notes fondamentales qui permettent une infinité de compositions musicales possibles. L’Univers est le théâtre d’une très grande variété de « compositions » cosmiques et la Terre le théâtre de transformations nombreuses où un certain Même(4) se décline en de multiples formes et apparences. Ce Même nous a engendré, et cela est significatif de sa plasticité.
Ce que Charles Darwin, dans la théorie de l’évolution, définis pour les espèces vivantes, est parfaitement applicable aux étoiles et aux galaxies, à l’Univers matériel tout entier. Ceci ne doit point nous étonner et répond au simple fait que tout ce qui se matérialise est constitué des mêmes « poussières d’étoiles », y compris chez l’homme et son action, ce que sa présence implique sur la Terre et dans l’Univers; les sept notes fondamentales de toute la musique de l’Univers, produite et…Restant à produire.
Un certain nombre de lois et de forces que l’on dénomme des constantes de l’Univers, ont pu être appréhendées et mathématisées. Et la science va en découvrir encore beaucoup d’autres.
Ces constantes forment une preuve d’une linéarité l‘historique et complexifiante __ ou évolutive __ de la matière(5) et, notre planète, berceau de la Vie, constitue pour le moins, un exemple très fort de cette évolution. Si j’ai pensé définir en un seul concept darwinien le ciment de cette complexité, c’est parce que je crois déceler, à travers ce qui m’apparaît comme des rapports de forces, __ au sens neutre, constructif et énergétique du terme __ un processus sélectif et adaptatif, disons, universel, qui conduit l’Univers depuis sa naissance. En effet, pour que cette complexification, telle qu’on la constate, puisse suivre ce cours régulier et ininterrompu depuis le big bang, depuis la soupe primaire jusqu’au monde actuel, il faut bien que cette constance-là, qui a produit l’homo sapiens, il faut bien que le sens immuable dans lequel tout cela se déroule, ait à répondre d’une logique formelle, d’un certain déterminisme. Cela ne change rien à la nécessité de reprendre et revisiter une théorie évolutive qui, bien que parfaitement bonne par les questions qu’elle soulève, est un défrichage excellent certes, mais présente des zones peu explicites, surtout en ce qui concerne l’idée de sélection par le plus apte. A voir l’extraordinaire variété du vivant et les très nombreuses formules adaptatives qu’elle présente, l’évolution est davantage à comprendre comme une accélération unificatrice. En somme, ce que l’on considère comme une entropie, une tendance au désordre et à la dispersion des forces, est au contraire une course progressive vers l’auto organisation. Si ce n’était le cas, il n’y aurait pas une telle variété de formes, variété qui a produit la conscience. L’évolution représente une recherche, une tendance de la part de l’Univers à trouver une solution auto organisée absolue et infinie, une intentionnalité concentrée chez l’être humain transformateur complexe. Tout se passe comme si l’Univers Un et tout entier était concentré dans l’intelligence humaine, laquelle tend vers le contrôle absolu des forces et de l’énergie.
Qui dit adaptatif et sélectif, dit aller dans le sens d’une complexification, et si ce n’était le cas nous serions, ou bien dans un immobilisme absolu, ou bien dans le néant le plus complet et donc nous ne serions point. Or, l’Univers est tout, sauf immobile et désertique. Le monde humain est une représentation typique de cette mouvance à l’intérieur du Même.
Temps, espace et permanence.
Je ne prétends pas ici raconter « une brève histoire du temps » mais il est primordial de considérer que l’échelle spatio temporelle relative à la vie terrestre n’est pas la même que l’échelle spatio temporelle de l’Univers entier ! Il faut bien se situer dans cette relativité si nous voulons appréhender notre réalité perceptive bien humaine de la durée et de son éphémérité mouvante à l’intérieur de la durée universelle qui elle, est perçue comme une permanence, bien qu’elle n’en soit pas une. Par rapport à la longévité d’une étoile comme notre soleil, la longévité d’un être humain ne représente qu’un instant, et l’histoire d’une civilisation est circonscrite dans sa réalité saisonnière ; elle est, toute proportion gardée, égale à celle d’une abeille ou d’un papillon durant l’été! Pour la plupart des insectes, une année de notre calendrier représente une éternité. Ce Même était là bien avant l’apparition de l’homo sapiens ; il sera là bien longtemps encore et après la disparition de ce dernier.
Et ce Même, relatif, nous impose ses lois, des lois qui régissent l’adaptativité de toute nouvelle création tangible, qui doit s’insérer, se fondre dans le « déjà-là » afin d’exister et participer au devenir de celui-ci. Nous sommes dans une portion de cette permanence et qui pèse environ 5 M.A, l’âge de la Terre. La Loi Universelle des Correspondances Adaptatives n’est pas la découverte d’un Newton ou d’un Einstein, d’aucun astrophysicien génial, qui aurait réussi une mathématisation des constantes de l’Univers, mais elle est ce que, modestement, j’ai trouvé de mieux pour signifier ce qui, depuis le big bang, jusqu’à la crise de système dont il est question ces temps-ci dans les medias, est à l’œuvre dans la course folle de cet Univers…Gonflé (!)
Mais je dois m’expliquer sur ce terme de Correspondance essentiel.
Lorsqu’un même processus ou un phénomène donné, comme celui de l’entropie de l’Univers, par exemple, se décline, de façon simultanée __ dans des boucles temporelles, à toutes les échelles macro et microscopiques et sous des formes très diverses __ les étoiles, le système solaire, la Terre, la Vie, l’homo sapiens, l’être humain culturel et son monde __ cela signifie qu’obligatoirement, tous les éléments de cette variété sont des correspondances adaptatives de ce processus.
Nous ne sommes point très éloignés ici, du fameux « éternel retour » de F. Nietzche.
Tout un chacun connaît le système des poupées russes, qui consiste en un ensemble de poupées creuses, toutes construites sur le même modèle, mais chacune à une échelle de grandeur différente de façon à ce que, de la plus grande à la plus petite,
chaque figurine puisse contenir la figurine qui lui est immédiatement inférieure. Les poupées, ainsi rangées les unes dans les autres ne laissent apparaître que la plus grande qui, de fait, les contient toutes.
Si j’ai choisi, cette image des poupées russes, c’est parce qu’elle est très proche de la façon dont je perçois ce Même et de la façon dont je relie, dont je com-prends, ce qui se passe, ce que nous sommes et que je suis, et ce, à tous les niveaux de ce qui fait mon quotidien, ma vie, et qui n’est pas aussi banale qu’on veuille le croire !
J’ai donné une dimension résolument passionnante à la poésie inscrite dans l’expression « poussière d’étoiles » ; lui est donné une concrétion extraordinairement révolutionnaire dans ma vie, dans mes perceptions et dans mes relations à l’Autre, dans lequel, désormais, quel qu’il soit, je me retrouve et me reconnais. Minéral…Végétal…Animal…humain…Art, politique, sciences, religions, économie. Je doute que cela ai contribué à me rapprocher charnellement, physiquement de mes semblables. Et ce qui, en tout état de cause, fut, est , et sera toujours ma solitude, si chère, si chair…A donc fini par se trouver un sens, mieux, une raison, mieux qu’une raison, une folie adaptative, un bonheur qui, bien que bringuebalé dans la trivialité de mes rapports sociaux ; bien que mille fois souillé, terni, rabougri, maltraité, bousculé, contesté, reprend sans cesse toute sa brillante et pétillante (insolente ?) clarté.
J’ai réussi Ma théorie du moi-Tout et j’entends bien laisser des traces indélébiles de mes phéromones et de mes humeurs de poète.
Mais je dois maintenant en venir aux faits de la condition humaine qui est prioritaire sur la métaphysique de l’Univers car, il n’est possible de canaliser la première qu’en respectant les règles immuables de la seconde.
Cette Loi des Correspondances a une corollaire : l’être humain créait à son image biologique. Cette image en question est d’ordre culturel, l’être humain est un produit comportemental totalement culturel. Le phénomène culturel repose sur les lois naturelles des écosystèmes et une culture est une correspondance de la nature. Notre espèce, homo sapiens, est elle-même une production évolutive de la branche des primates. Y a-t-il eu mutation chez une espèce de singe ou a-t-il existé un ancêtre commun aux singes et aux hominidés ? Mystère. Ce qui est quasiment certain et connu, c’est qu’entre les tout premiers hominidés, et homo sapiens il y n’a pas moins de 6 millions d’années environ! C’est une période très longue où le processus social chez l’homme de la préhistoire a pu largement se complexifier. Il ne fait aucun doute pour moi que l’espèce homo sapiens est une somme évolutive contenant ces millions d’années durant lesquelles les différentes espèces d’hominidés se sont côtoyées et/ou succédées en acquérant au fil du temps des caractéristiques physiques de plus en plus affinées et des comportements de plus en plus codifiés et de plus en plus psychologiques. Les chimpanzés sont des animaux sociaux ; ils vivent en communautés très organisées où les codes de conduite et les rôles sont distribués selon des règles strictes relativement sophistiquées.
Parmi les espèces sociales on relève le système de troupeau et la horde prédatrice. Chez l’homme préhistorique , peu avant l’apparition d’homo sapiens on se protège à la fois par le nombre et la masse, et par des stratégies de groupes, de commandos d’attaque formés de quelques individus chargés de la protection et de la chasse pour le compte de toute la communauté. Il est fort possible que cette sociabilité de l’homo sapiens se soit développée pour des raisons adaptatives, de survie, en réponse à une situation problématique engendrée par d’incessantes luttes entre petits groupes familiaux qui ont été, on le conçoit, très meurtriers. La solution de la solidarité à plus grande échelle s’est naturellement imposée ; ce fut la naissance du système tribal qui, au fil des millénaires, s’est complexifié en codifications, en rites et en valeurs traditionnelles. La polyvalence de la tribu où les plus forts et les plus habiles chasseurs, en nombre limité, protègent les femmes, les enfants, les blessés, les malades et les vieillards, formant une majorité solidaire par simple nécessité. Elle offre l’avantage de permettre la survie d’un plus grand nombre d’individus, de développer davantage de techniques par l’influence mimétique et, plus il y a de technique, moins les muscles sont sollicités et plus le cerveau et l’imagination sont valorisés et donc se développent.
Il est clair que ce qui a permis à la première civilisation d’émerger, est une longue histoire sociale et technique durant laquelle les populations ont expérimenté toutes les formes de nomadismes et de sédentarité intermittente. La sédentarisation de plus en plus massifiée s’est imposée au fur et à mesure des progrès techniques et pour palier à ses inconvénients il a fallut créer des cités forteresses et productives. La civilisation n’a pas été voulue et conceptualisée en un bloc, elle s’est imposée sur le mode des règles de l’évolution naturelle. Les capacités psychobiologiques et les caractères morphologiques se sont formés __ conformés __ aux modes de vies des sociétés. Le processus biocultural à l’origine des organisations collectives humaines est pulsionnel, il n’est pas intellectuel ; l’intellectualité chez l’homme n’est qu’un effet, un mode adaptatif et éducatif social.
Cette bioculturalité, cette unité corps/culture, est une très longue histoire qui s’est biologiquement transmise de génération en génération ; d’envahisseurs à envahis, depuis la préhistoire la plus lointaine, et elle se transmet encore aujourd’hui.
Chez l’homme la LUCA peut être également décrite ainsi : Les comportements des individus et des groupes de toute importance, depuis les communautés dites primitives jusqu’aux civilisations, toutes les réalisations culturelles (artistiques, technologiques, politiques, scientifiques, administratives, religieuses, sociologiques, institutionnelles etc...) représentent des projections symboliques, anthropomorphiques bien sûr involontaires, elles sont des correspondances de processus et de fonctions organiques manifestes dans le corps. Il est donc possible, par des méthodes mettant en jeu physique, histoire et biologie de décoder toutes les édifications abstraites et concrètes culturelles afin d’en révéler les mécanismes organiques. Le lecteur doit bien se demander comment se fait-il que ces correspondances n’ont jamais été observées et encore moins étudiées par les centaines de philosophes et de scientifiques de génie qu’à connue l’histoire des civilisations. Comment cette loi si essentielle n’a-t-elle jamais fait l’objet d’attention, à part d’une manière approximative, mystique et improbable durant le XVIIe siècle chez un certain Swedenborg, un géni touche à tout Suédois ? Niels Bohr a également évoqué des principes de correspondances à propos de la physique quantique. Et comment un autodidacte obscur, sans aucun diplôme, a-t-il pu, au départ de façon purement intuitive, rapprocher ses propres méditations de cette loi ?
Dans un premier temps le travail d’application que nous devons faire à partir de la LUCA consiste à mettre en évidence les seules analogies symboliques, fonctionnelles, verbales et plastiques ( comparaisons d’images, de termes, de rôles et de formes ) qui existent dans tout ce que l’on peut rencontrer dans notre vie quotidienne et ce qui se passe dans le corps; s’entraîner également à relier toute chose au plan de la signification. Ce n’est qu’ensuite que nous pouvons être en mesure de formuler les décodages d’harmonisation.
Je souhaiterais continuer en rapportant ce que j’ai dénommé l’universalité des morphismes. Cette expression tente de signifier que la forme d’un os, par exemple, doit être en conformité avec la fonction de celui-ci, avec les forces particulières que cet os doit exercer et également avec les contraintes qu’il subit dans ses relations avec d’autres os et avec le milieu organique en général , et cela est valable pour tous les vertébrés. La forme arrondie et fine d’une côte qui lui confère légèreté et souplesse est un morphisme adopté aussi bien chez le rouge gorge que chez la baleine ; toute proportion gardée, bien entendu ! Et cette forme en arc de cercle on la retrouve partout exerçant la même fonction, dans l’architecture des ponts et dans les structures des pieds de la magnifique tour Eiffel ou dans les contreforts des cathédrales…etc. Dans le vivant la forme n’est pas simple caprice esthétique ou hasard ; la forme est fonction. Et les constructions nombreuses et variées des hommes ne se contentent pas d’imiter la nature, mais elles sont des correspondances involontaires de la structure du squelette, des tissus, des organes et des cellules, entre autre. Cette correspondance exerce en outre, je me répète, une influence directe sur les individus. Les formes tridimensionnelles et les volumes exprimés dans l’architecture sont de la géométrie interactive entre l’intérieur et l’extérieur du corps ; les cubes, les sphères, les pyramides portent et diffusent une énergie que je qualifierais de spécifique, simplement parce que ces formes, ces morphes, existent également dans notre corps et dans le cosmos. Elles représentent un « langage », une force créatrice profonde et extrêmement étendue que nous nous devons d’observer, de mesurer er qu’il est possible de contrôler.
Il est possible de mettre en application cette loi, la LUCA, naturelle, par laquelle, entre autre, les galaxies et la culture d’un peuple se comportent en “un juste retour” envers les individus, (OBIS), lesquels, à leur tour, exercent une sorte de feed back sur le milieu terrestre. Ces produits culturels se comportent dans le biotope de la civilisation, qui est la base d’un possible dialogue entre soi et…Tout, absolument Tout le reste. Mais, plus qu’un dialogue, c’est une extraordinaire perception intérieure. Par la LUCA l’imprévu est saisi comme prévisible ; le mal laisse entrevoir le bien ; le statut de citoyen laisse en évidence ses artifices…
Plus précisément, la Loi Universelle des Correspondances Adaptatives, fait du corps une source énorme de savoir, un contenu d’abondance, une caverne d’Ali Baba, un instrument magique. Le corps humain est un univers microscopique extraordinairement complexe contenant mille fois plus de molécules que l’Univers ne contient d’étoiles ! Cela se révèle à partir simplement d’une prise de conscience si évidente qu’on n’y pense pas, et qui est que notre corps, principal outil de l’être, de l’avoir et de l’action, voit ses correspondances énergétiques, fonctionnelles, matérielles et psychologiques projetées dans ce qui, précisément, nous sert de cadre de naissance, de développement et de reproduction : la société, la région, la ville, le village où l’on existe.
Homo sapiens est le seul organisme vivant, la seule espèce qui participe concrètement à l’organisation de ses biotopes qui sont culturels et ceci par une exploitation technique et systématique de tout ce qui constitue la Terre.
Ou, plus simplement dit, l’ensemble culturel concret et abstrait, est à comprendre comme un recyclage, une élaboration, comme le résultat pulsionnel historique de notre réalité spécifiquement biologique. Pour en revenir aux poupées Russes, c’est le Même, qui, depuis les plus infimes composants de l’atome jusqu’à la totalité de l’Univers, en passant par la vie et l’humain, se trouve diversifié par de multiples formes et échelles toutes contenues en une unité composite.
Mais cela est-il suffisant pour signifier avec persuasion et force que tout, absolument tout, ou plutôt chaque chose, quelle qu’elle soit, a ses correspondances dans toutes les autres choses. Symboles, idées, espèces vivantes, événements, objets, émotions, couleurs, formes, organes, œuvres artistiques… Je ne sais, au reste, trouver des mots assez significatifs pour exprimer la dimension et les corolaires que cela implique. Savoir que ce que je pense, ce que fais, ce que je touche, ce que je dis, comme ce qui m’advient, les gens que je rencontre, enfin, tout ce qui consiste à exprimer mon existence singulière, émotionnelle, affective, intellectuelle et pratique, dans quelque domaine où contexte où ça se passe, tout cela, est, se passe ailleurs, simultanément, à travers d’autres OBIS, dans des minéraux, des plantes, des insectes, des planètes, des étoiles, sous d’autres formes, dans d’autres contextes, à d’autres échelles de temps et d’espace. Ce qui se passe, aujourd’hui, dans notre civilisation, s’est déjà passé dans un très lointain passé, en Égypte, dans le Grèce antique, dans l’empire Romain; se passe également au fond d’une rivière quelconque, est écrit dans un poème ou un morceau de musique et pourrait se lire sur le tronc d’un arbre, dans la forme d’une patte, d’une aile et dans les nuages.
Ma définition d’un autre de mes concepts, la bioculturalité, fait état de descriptions similaires. Je ne sais comment définir cette sensation qui m’habite, qui me rend avide de connaissances, un savoir qui ne sert qu’à mettre des mots sur ce qui est là, totalement là, en moi, et dont il n’est nullement utile d’en spécifier la teneur, sauf, peut-être pour en parler, pour l’écrire, pour le transmettre.
Comment expliquer à mes semblables que la façon dont je pénètre un paysage, ce que je vois chez un insecte, la façon dont les goutes d’eaux se dispersent quand je me baigne, la texture d’un papier dont est fait un livre, le son des talons d’une passante qui martèlent la chaussée, me parlent de Bergson, de mes amours passées, de l’étoile Véga et m’indiquent pourquoi j’écoute telle musique à tel instant, me fournissent moult signes sur une imminente visite qui ne va pas s’annoncer ; me mettent sur la voie de quelques aménagements alimentaires. Si je suis tellement étonné de tout ce qui m’entoure, un peu à la manière d’un enfant naïf, ce n’est nullement parce que les choses me prennent par surprise, c’est parce que tout ce qui se présente s’est signalé ou s’est déjà présenté à moi, sous d’autres formes, en d’autres circonstances la veille ou huit jours plus tôt, et que je ne cesse d’en être intrigué et émerveillé. Les actualités politiques du soir, je les ai ressenties le matin, dans ma promenade au bord d’un étang en regardant s'envoler des libellules, ou dans les odeurs laissées par le matou sur le bas d’un rideau. Je retrouve la mythologie religieuse quand j’assiste à des spectacles, des concerts. Les paroles de certaines chansons populaires sont d’une incroyable profondeur philosophique…
Je pourrais ainsi écrire tout un livre sur les Correspondances, mais c’est au fil du présent ouvrage que je tenterai d’insister plus particulièrement sur les Correspondances entre le corps et la culture qui promettent des possibilités d’ajustement de part et d’autre extrêmement prometteuses. Le présent descriptif étant limité à la seule présentation des concepts, il sera loisible au lecteur désormais orienté, de faire ses propres exercices de mises en correspondances, ses premiers véritables liens entre des sujets, des choses et des thèmes qui, officiellement n’ont rien à voir les uns avec les autres, et pourtant…
| Réactions : |
dimanche 15 février 2009
samedi 10 janvier 2009
Existe-t-il une alternative au matérialisme consumériste?
Entre le matérialisme confessionnel qui consiste, à l’intérieur des cultures industrialisées, à porter un culte à l’objet de consommation, et les croyances traditionnelles des cultures ethniques __ où l’argent ne fait pas loi __, y a-t-il une place où établir les fondements de mentalités qui ne seraient plus conditionnées par la mythologie ?
Une culture réaliste où les besoins essentiels ne seraient pas instrumentalisés par les compétitions de la rentabilité.
Que devons-nous entendre par besoins essentiels ? Nous sommes tentés de répondre : Tout ce qui peut éviter des sentiments de vide, de frustration.
Les besoins du corps. Faudrait que s’organise dans les populations une résistance face à la consommation pulsionnelle et addictive. Au lieu de cela nous n’entendons que des récriminations pour le pouvoir d’achat. Depuis quelques jours des idées fort contradictoires résonnent dans les medias. On nous annonce d’une part que les gouvernements transfèèrent des sommes colossales vers les banques afin que les crédits aux ménages se débloquent, et en même temps on déplore le surendettement qui gangrainent les budgets des familles.
La consommation addictive __ qui ne concerne pas exclusivement « ceux qui ont les moyens », peu s’en faut __ concerne des achats qui n’ont aucune substance, bien que correspondant à des dépenses bien réelles. Au plan existenciel il n’y a rien a obtenir de la part d’objets qui cessent très vite de nous intéresser et que l’on range dans des placards, des commodes et dans des cartons déjà remplis,
En fait ce genre de dépendance à la finalité du neuf dans son sac griffé, n’apporte qu’une satisfaction sur le moment et ne se justifie que par elle-même. Un place de cinéma n’en donne pas plus mais son avantage tient dans le caractère virtuel du plaisir qu’elle apporte.
Ce ne sont point les superflus rares et indispensables qui sont mis en cause ici, mais il est question de dépenses qui nous font dire le lendemain même : « Je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai acheté ce truc-là ».
Certes, notre urbanité est un piège à tentations. Mais est-ce une raison pour nous retrouver en surendettement, face à une réalité mathématique qui nous rattrape immenquablement et ne fait que rajouter une pauvreté morale à notre modeste situation économique.
Le statut dún consommateur surendtté inscrit officiellement à la Banque de France, la BF, institution qui prend en charge l’épuration des dettes, n’est pas réellement catastrophique ; et on peut dire que la reconnaissance de ce statut __ de victime __ offre au débiteur un confort pour le moins inespéré. En fait les sommes dues aux organismes de crédits sont globalisées et leur remboursement se trouvent considérablement étalé dans le temps, ce qui a pour effet de réduire les mensualités à un niveau largement gérable. Ce processus m’appara^t comme consensuel dans un système de société basé sur la production-consommation où l’économie est fondée sur la capacité des ménages à permettre à l’industrie et au commerce de générer de la richesse.
Ainsi, le statut de surendetté n’est rien de moins qu’un équivalent implicite d’une augmentation du pouvoir d’achat des ménages. Si nous pouvons vivre et consommer au-dessus de nos capacités de salaires et de revenus, cela revient à la même comptabilité que si nous effectuions nos achats en les payant cash avec des revenus deux fois plus élevés. Ainsi on assiste à une forme implicite et non officielle de redistribution des profits générés sur le territoire national. Les salaires restent au minimum et cependant on entretien chez le smicard l’illusion d’une relative aisance dont il peut se contenter.
Que se passe-t-il dans un tel contexte de faux semblants sociaux économiques ?
Les citoyens aux revenus modestes n’ont pas culturellement, traditionnellement accès aux produits et services de luxe. Lorsque le loyer ou la mensualité relatve au logement et lorsque l’enveloppe alimentation est constituée ; lorsque toutes les charges de consommation d’énergie sont payées, il ne reste plus grand-chose pour les « petits » superflus qui font toute la différence entre une vie perçue comme épanouissante et gratifiante, et une existence perçue comme grise, ^late et morne. Il faut donc compenser la réalité modeste (morne), concrète, par une lumière virtuelle qui nous porte au-delà de l’impuissance, nous porte à fantasmer. Ce n’est point un hasard si la lupart des dossiers de surendettement portent sur des achats de matériels multimédias comme téléviseurs, chaîne HI-FI et automobile ; ce sont des produits d’évasion, à très forte mythologie ajoutée. De ce fait, les personnes à revenus modestes ne gagnant pas assez pour effectuer des croisières sur des navires luxueux, des voyages fréquents par avion, pour payer des notes de restaurants 4 étoiles ou acheter des véhicules grand sport et pour s’habiller chez les grands couturiers, supportent leur existence partagée entre l’atelier, l’usine et leur petit logement, grâce à l’écoute de musique, au cinéma et…à la TV, l’instrument indispensable au bon ordre social. Il faut y ajouter l’internet, qui, en matière de virtualité, est le champion toutes catégories !
Tout est bien orchestré pour que le modeste contribue à faire fonctionner la machinerie industrielle et commerciale au lieu de constituer des capitaux d’épargne.
Ce qui serait utile, en tous les cas, moins artificiel __ et donc économiquement plus sain __ lors d’une procédure d’inscription en BF, c’est que soient confisqués tous les objets impayés, jusqu’à ce que tous les crédits soient remboursés. En outre, il serait prudent de faire prélever directement sur la fiche de paie, les impôts sur le revenu, ainsi que toutes les charges à propos desquelles le citoyen surendetté serait engagé. Autrement dit, il serait bon de ne laisser disponible seulement ce qui correspond au solde du ou des comptes.
Mais veut-on réellement obtenir des comportements responsables dans nos sociétés ? Nous avons de quoi en douter. Au plan de la consommation il semble plutôt qu’il y existe un consensus général pour entretenir une dépendance consumériste au sein des populations que l’on traite comme une source de profits.
Au regard des dernières nouvelles économiques, il semblerait que ces systèmes qui ne visent qu’aux profits à cours terme, donnent la preuve de leur artifice et de leurs fondements illusoires. Il serait bon, au niveau gouvernemental, de sensibiliser les organismes de crédits, les banques, vers de nouveaux concepts plus en rapport avec les règles d’une économie réelle, d’une économie productrice de richesse, une économie fondée sur des profits de biens, de services exportés. Au lieu de faire fonctionner les machines à billets, il serait plus sain qu’une nation, un pays, se donne la peine d’aller chercher son succès économique et ses revenus, en dehors de ses frontières.
Pour une Ecologie du Vivre Ensemble. E.V.E ne ment sur les relations interhumaines.
Un nouvel outil d'investigations et d'analyses dans son cadre structurel : l'Ethologie de l'homo sapiens dans une Ecologie des Comportements et des Relations Interhumaines, l'ECRI. Un buissonnement nouveau dans le jardin de la sociologie, des neurosciences, de la philosophie et du phénomène culturel; une pensée "à côté" émergente pour croire à nouveau en l'Etre Humain et en l'Avenir.



